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Mairie de Sorbiers

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Exposition 14/18

Publié le 3 février 2015

La 1ère guerre mondiale à Sorbiers

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On a commémoré le centenaire du début de la 1ère guerre mondiale à Sorbiers au début du mois de novembre. A l’issue du traditionnel hommage au monument aux morts le 11 novembre, lecture a été faite en mairie des Sorbérans morts pour la France en 1914 – 1918 puis le vernissage d’une exposition tout entière consacrée à cette période s’est déroulé en présence d’un public nombreux. Cette exposition a été organisée par l’APPH (Association pour la protection du Patrimoine et Histoire) ainsi qu’une conférence animée par Philippe Perret, spécialiste de la « Grande guerre » et dont s’inspire la suite de cet article.

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Céremonie 14/18 - 11 nov 2014

La 1ère guerre mondiale mérite son nom de Grande Guerre par sa durée, son extension mondiale et son aspect effroyable. 8 millions de morts, 1 400 000 morts pour la France, des millions de blessés en 4 ans avec des blessures qui présentent une grande variété et une gravité sans équivalent dans le passé, des millions de veuves et d’orphelins.

Qu’en est-il à Sorbiers ?

Le dernier recensement de la population avant 1914 date de 1911. A cette époque, la commune compte un peu plus de 1780 habitants. Les Sorbérans sont en grande majorité mineurs (ils travaillent pour la plupart dans les mines de la Chazotte) ou sont agriculteurs. On trouve aussi La mairie est installée, le maire est M. Berger. Les enfants vont à l’école du Grand Quartier et au bourg.

La France est alors une République entourée de monarchies : l’empire allemand, l’empire russe, l’Autriche-Hongrie, l’Angleterre. L’assassinat de l’archiduc Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie à Sarajevo le 28 juin 1914 est traditionnellement pris comme point de départ de la guerre. En effet son assassin est serbe et l’Autriche alliée de l’Allemagne adresse un ultimatum à la Serbie alliée de la Russie et de la France. Par le jeu des alliances, une grande partie du monde va entrer en guerre.

Le 31 juillet, Jean Jaurès, socialiste et opposé à la guerre, est assassiné par Raoul Villain qui sera acquitté pour ce crime. Le samedi 1er août est un jour de travail à une époque où le seul jour de repos est le dimanche. Le 2 août, est décrétée la mobilisation générale. Dans une ville comme Sorbiers, c’est le garde-champêtre qui informe les habitants par roulement de tambour dans les rues. Ce même jour, les bals sont interdits, les becs de gaz et réverbères éteints dès la tombée de la nuit. La loi d’exception ainsi que la censure postale sont imposées. Une surveillance drastique des pigeonniers est établie, les pigeons représentant un moyen de communication très important en temps de guerre. Les chevaux sont immédiatement réquisitionnés ce qui entraîne de grandes difficultés pour les agriculteurs, en particulier pour les femmes qui restent dans les fermes, remplacent leurs époux dans les travaux des champs.

Sont mobilisés dès août 1914, les classes 11, 12, 13 (c’est-à-dire les jeunes gens qui ont 20 ans ces années-là). Les hommes se déplacent à pieds ou à cheval. 80% des hommes sont dans l’infanterie dans laquelle on trouve 80% de paysans ; 80% des hommes de l’encadrement sont des nobles. Le 3 août, la guerre est déclarée. Le premier Sorbéran tombe le 10 août 1914.

Les armées allemandes passent par la Belgique et, le 21 août, les français commencent à reculer, on compte 27 000 morts rien que ce jour-là. Le 5 septembre, les allemands sont à Meaux à 40 kilomètres de Paris. Les français reprennent du terrain lors de la fameuse bataille de la Marne. Puis commence une course poursuite des deux armées vers la mer. On trouve des Sorbérans morts en Belgique à ce moment-là.

On trouve 72 noms sur le monument aux morts. Dès décembre 1914, est appelée la classe 16, en janvier 1916 la classe 17 et en avril 1918, la classe 19. C’est que les pertes en hommes sont très importantes : 25% de pertes au niveau national et à Sorbiers c’est pire : 30% de décès entre août et décembre 1914 en 4 mois de guerre !

Au début de la guerre, l’état-major regroupe les hommes d’un même village pour qu’ils se soutiennent mais les batailles sont tellement meurtrières que tout un village peut disparaître. Cette pratique cesse dès 1915. Les hommes partis, les femmes se mettent partout et immédiatement au travail : en août 1914, on compte 3000 femmes salariées ; en janvier 1915, 13000. Elles conduisent les trains, les tramways, travaillent dans les usines d’armement, de mécanique ou autres, deviennent infirmières…et marraines de guerre pour les hommes qui n’ont pas de famille. Dans les fermes, c’est difficile, il n’y a plus de chevaux pour les travaux des champs et très peu de machines.

En 1915, on perd à nouveau 26% des hommes à Sorbiers soient 56% des hommes sur les deux premières années de guerre ! C’est le maire M. Berger qui annonce les décès dans les familles. En 1916, des soldats de Sorbiers tombent à Verdun. La vie à l’arrière devient de plus en plus difficile, les prix flambent. Après l’Italie en 1915, les américains entrent en guerre aux côtés de la France en avril 1917. Le 16 avril, débute la terrible bataille du Chemin des dames qui fera plus de 100000 morts en trois semaines dont des soldats d’un régiment de Saint-Etienne. En 1917, la guerre dure depuis longtemps, la vie est difficile : les femmes se mettent en grève à Saint-Etienne. Fin novembre 1917, à la suite de la Révolution, les Russes cessent le combat permettant aux allemands de renforcer leurs armées du côté français, anglais et américains. En avril 1918, Clémenceau confie le commandement unique des forces alliés au général Foch. La Bulgarie, l’Autriche et la Turquie cessent le combat, le Kaiser est renversé le 9 novembre. Le 11 novembre l’Allemagne demande un cessez le feu avant d’entamer des négociations. Le traité de Versailles sera signé le 28 juin 1919. Cette guerre fut terrible pour Sorbiers comme pour toute la France et même l’Europe. Pour les Poilus, elle était la der des der, on sait ce qu’il adviendra 20 ans plus tard….

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Exposition 14/18 - vernissage 11 nov 2014 - JPEG - 493.7 ko
Exposition 14/18 - vernissage 11 nov 2014
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Exposition 14/18 - nov 2014
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Exposition 14/18 - conférence
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Exposition 14/18 - nov 2014
Philippe Perret, conférencier. Nov 2014 - JPEG - 359.5 ko
Philippe Perret, conférencier. Nov 2014
 
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